L’Initiative Cacao et Forêts Rend Compte de Ses Progrès et Va Intensifier Ses Efforts

May 19, 2020

  • Nouveau code forestier adopté par le gouvernement de la Côte d’Ivoire, et accélération des partenariats au niveau des territoires soutenus par le gouvernement du Ghana.
  • Plus de 4 millions d’arbres plantés en Côte d’Ivoire et au Ghana par les entreprises signataires, pour la promotion des systèmes agroforestiers et de la reforestation.
  • Plus d’un million d’exploitations agricoles cartographiées par les entreprises signataires dans les deux pays, afin d’améliorer la traçabilité.
  • Un million d’agriculteurs formés aux bonnes pratiques agricoles dans les deux pays.

UTRECHT (19 mai 2020) – Les signataires de l’Initiative Cacao et Forêts (ICF) ont fait état aujourd’hui de progrès par rapport à leur objectif de mettre fin à la déforestation et ont déclaré que ce progrès doit s’accélérer cette année pour sauver et restaurer les forêts du Ghana et de la Côte d’Ivoire.

En 2018-2019, les entreprises signataires de l’ICF et les gouvernements du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont commencé à mettre en œuvre des activités qui contribuent à respecter leur engagement commun de 2017 de mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts liées au cacao.

Les entreprises ont notamment mis en place des systèmes visant à éliminer la déforestation de leur chaîne d’approvisionnement en cacao, notamment en cartographiant plus d’un million de plantations dans leur chaîne d’approvisionnement directe. Elles ont également distribué plus de 4 millions d’arbres aux producteurs pour la mise en place de systèmes agroforestiers et le reboisement des forêts dégradées au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Les efforts des gouvernements se sont concentrés sur la création d’un cadre politique, légal et institutionnel pouvant soutenir la mise en œuvre des programmes des signataires de l’ICF. Il s’agit notamment de la publication d’un nouveau code forestier en Côte d’Ivoire, du renforcement de la collaboration au niveau des territoires dans les zones prioritaires de l’ICF au Ghana et de l’adoption de mesures visant à promouvoir activement l’agroforesterie dans les deux pays. Les gouvernements ont également publié des cartes de délimitation des forêts et mis à jour les cartes de couverture des sols pour aider les entreprises signataires à identifier les zones à risque de déforestation.

L’ICF est un partenariat conjoint des gouvernements de Côte d’Ivoire et du Ghana, et de 35 entreprises du secteur du cacao et du chocolat, facilité par l’IDH, the Sustainable Trade Initiative et la Fondation mondiale du cacao (WCF), avec le soutien du Ministère des Affaires Étrangères néerlandais (BUZA), de Partnerships for Forests (P4F) au travers du Département Gouvernemental pour le Développement International du Royaume-Uni, de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), et de la Banque mondiale. Les rapports annuels publiés aujourd’hui, contiennent des données et des témoignages d’entreprises, de responsables gouvernementaux, de personnalités de la société civile et de producteurs qui travaillent ensemble, depuis mars 2017, pour mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne d’approvisionnement du cacao.

Kwaku Asomah-Cheremeh, ministre des Terres et des Ressources Naturelles du Ghana, a déclaré : « Nous sommes fiers de présenter les réalisations de l’ICF à ce jour, et en particulier les progrès réalisés en termes de promotion d’un cacao respectueux du climat, de clarification de la propriété des arbres et de facilitation des partenariats au niveau des territoires. Pour aller de l’avant, nous devons continuer à travailler ensemble pour mobiliser un financement durable afin de progresser davantage dans la réalisation de nos engagements, en particulier dans les domaines clés de la surveillance par satellite et de la recatégorisation des forêts. »

Alain-Richard Donwahi, ministre des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire, a déclaré : « Depuis la signature du Cadre d’Action Commune de l’ICF, nous avons fait des progrès significatifs en matière de protection des forêts avec notamment la publication du nouveau code forestier en 2019. Ce dernier définit le cadre légal et juridique de la mise en œuvre de l’ICF, en créant les conditions pour une gestion différentielle des forêts classées, qui prend également en compte les besoins des communautés dont les moyens de subsistance dépendent des forêts. Le prochain défi sera pour nous de mobiliser des fonds supplémentaires pour soutenir la mise en œuvre de cette politique ambitieuse, en étroite collaboration avec le secteur privé, et avec le soutien des organisations de la société civile. »

Le président de la Fondation mondiale du cacao, M. Richard Scobey, a souligné : « Nous sommes fiers des premiers pas de l’ICF et sommes déterminés à continuer à nous focaliser sur l’enjeu final : mettre fin à la déforestation et restaurer les zones forestières. En 2020, nous allons notamment accélérer la collaboration du secteur privé dans les paysages cacaoyers et, en partenariat avec les gouvernements, mettre en place des outils efficaces pour surveiller et éliminer toute nouvelle déforestation. »

Jonas Mva Mva, directeur du Programme Cacao à IDH, a souligné que « l’IDH apprécie énormément l’engagement du gouvernement et du secteur privé à travailler ensemble pour lutter contre la déforestation dans la chaîne d’approvisionnement du cacao. D’importants progrès ont été réalisés en 2019, et il faut faire davantage pour accélérer la mise en œuvre d’ambitieux programmes de protection et de restauration des forêts, et pour mettre en place un système simple mais efficace de suivi systématique des progrès réalisés pour respecter les engagements de l’ICF en 2020. »

À propos de l’Initiative Cacao et Forêts (ICF)

L’ICF est un partenariat public-privé visant à mettre fin à la déforestation et la dégradation des forêts liées au cacao et à favoriser la restauration des forêts. L’industrie et les gouvernements collaborent dans le cadre de l’ICF avec des organisations non-gouvernementales, des associations de producteurs et des organisations de la société civile sur l’élaboration et à la mise en œuvre de solutions économiquement viables.